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Crise financière ce que le public devrait savoir

 

Bonjour à toutes et à tous!
Crise financière ce que le public devrait savoir : durée  min)
Face à l'interconnexion des crises à l'échelle mondiale, quelles alternatives ?

 

Sommes-nous informés correctement sur la crise ou les médias mainstream ne font qu'un travail cosmétique et ne donnent de nouveau la parole qu'aux responsables de la crise? Monnaies alternatives... Monnaies alternatives locales : pile ou face ?

 

 

 

Serge Halimi - «L'ère des Restaurations» [HD] - YouTube ( 1h04 min)

Nous reviendrons sur les origines de cette illusion du « marché auto-régulé » avec Serge Halimi,

Retour sur la naissance d'une illusion, celle du « marché auto-régulé ».

« En somme, quand un théâtre est en feu, on se précipite vers la direction que nous annonce celui qui crie « par ici la sortie ». On n'a pas le temps de réfléchir. A la fin des années 70, la crise économique semble être ce feu qui se déclenche. Les personnes qui hurlent leur conseil de sortie sont les libéraux. On les a suivis, mais pour la plupart de ceux qui l'ont fait, ce n'est pas la sortie qu'ils ont trouvée, mais au contraire, un incendie encore plus grand que celui auquel ils voulaient échapper. Comme vous le savez, nous ne sommes pas sortis de cet incendie, mais cette fois, il nous appartient de montrer la voie car les ultras libéraux ont provisoirement épuisé leurs crédits. Ils reviendront... si nous les laissons faire, ou plus précisément, ils ne reviendront pas puisqu'ils sont toujours là. »

Présentation :

Une crise financière d'une grande ampleur secoue actuellement notre monde, accompagnée par un risque de récession. Cette crise qui terrasse certains géants financiers fait voler en éclat bien des illusions. Les annonces les plus folles se succèdent : un plan de soutien aux banques de 360 milliards d'euros, création d'un fonds d'investissement souverain à la française, et le discours dominant semble changer. Il nous paraît bon de nous poser et, loin du brouhaha médiatique, de nous efforcer de mieux décrypter les discours et de comprendre comment on a pu en arriver là. Nous reviendrons sur les origines de cette illusion du « marché auto-régulé » avec Serge Halimi, illusion qui a contaminé tout le champ politique et médiatique.

Serge Halimi est directeur du journal le Monde diplomatique, auteur notamment de l'ouvrage: « Le grand bond en arrière. Comment l'ordre libéral s'est imposé au monde » paru en 2004.
Docteur en sciences politiques de l'Université de Berkeley, puis professeur associé à l'université Paris-VIII de 1994 à 2000, Serge Halimi est spécialiste des États-Unis.

Cette captation sonore a été réalisée le lundi 17 novembre 2008 à 20h à la Rose des Vents, boulevard Van Gogh, Villeneuve d'Ascq dans le cadre des activités organisées par les Amis du Monde diplomatique de Lille.

"Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne" : http://www.monde-diplomatique.fr/2002/03/HALIMI/16193

 

Le risque systémique, la finance folle , Le modèle actuel vaut-il la peine d'être sauvé?

Et si Karl Marx avait raison ? Le Capital - travail, tant qu'il y aura des profits , Qu’est ce que c’est… La Baisse tendancielle du Taux de profit ?, Loi Du Capitalisme | Tant qu'il y aura de l'argent ... - tanquil.net : 

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

Les planches à billets vont bientôt se remettre à ronfler
Que ce soit dans la zone euro, aux Etats-Unis ou au Japon, la création monétaire va s'intensifier. C'est la seule solution politique et l'euthanasie du modèle actuel – du capitalisme néolibérale productiviste (anachronisme) – sera vue comme un moindre mal. Gardez présent à l'esprit que la pensée économique dominante est néolibéral.

 

3 cas de figure pour l'euro. L'or sera le seul gagnant
A ce stade, plus grand monde n'est dupe. L'euro technocratique a déjà explosé dans les faits puisque les pays empruntent à des taux qui n'ont rien à voir.


- Premier cas de figure : l'Allemagne excédée claque la porte. Une planche à billets pour ceux qui restent.
- Deuxième cas de figure : chacun sa planche à billets dans son coin et vive le Flamby-Franc !
- Troisième cas de figure : l'euro-glacis, une planche à billets pour tout le monde.

 Les dommages collatéraux sont les suivants : une monnaie affaiblie, des importations notamment d'énergie en hausse.

 

« Et la compétitivité, me direz-vous ? Encore une fausse bonne idée. L'affaiblissement de la monnaie ne procure d'avantage compétitif que dans deux cas : soit le pays à monnaie faible vit du tourisme, soit il exporte des matières premières ».

 

L'euthanasie du modèle actuel est donc bien en route. Evidemment, dans un premier temps les gouvernements faux-monnayeurs déclareront indexer les pensions des plus modestes sur l'inflation. Dans un deuxième temps, la situation s'aggravant et la retraite par répartition faisant peser le poids des inactifs sur des actifs de moins en moins nombreux, l'indexation décrochera.

 

Pour les Etats-Unis, une seule question QUAND se produira une nouvelle impression de dollars
C'est fini. Le mythe de la reprise s'évapore. C'était dans le Wall Street Journal du lundi 18 juin. Recovery Slows as Global Threats Loom ("La relance ralentit tandis que des craintes globales surgissent").  

World News - The Wall Street Journal

 

 

-  les dépenses de consommation reculent. C'est le premier moteur de l'économie américaine.

-  le nombre de demande d'allocations chômage augmente. Eh oui, il y a une logique dans tout ça : les chômeurs consomment moins.

3-  l'activité manufacturière ralentit. Donc pas besoin de main-d'oeuvre à l'horizon.

4°-: les Yankees ont le moral dans les chaussettes. On les comprend.

5°-  les économistes abaissent leurs prévisions de croissance. .

 

Le marché immobilier – deuxième moteur de l'économie américaine – et également en panne. Mais tout ceci n'est pas tout.

 

 

Le procédé est lamentable. Il va conduire des deux côtés de l'Atlantique à déconsidérerle modèle néolibérale institutionné et faux-monnayeurs.

 

Vous pouvez cocher les cases catastrophes suivantes : "rechute de l'Europe" et "rechute des Etats-Unis". Il reste une case à cocher : "éclatement de la bulle immobilière en Chine". Tout le monde supplie et préconise un retour à la planche à billets. Ce sera pour bientôt. Nous sommes bien en route pour l'inflation – hyperinflation et le discrédit des autorités.

 

Après le sommet européen, les marchés se tourneront vers les publications de résultats… Aïe !

 

 

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière – en particulier des hedge funds –, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire.

 

▪ Ce mercredi 27 s’est achevé par un de ces mouvements boursiers purement techniques —, sans le moindre fondement économique ou politique.

 

Cette hausse surprise n’était probablement destinée qu’à prendre en défaut le consensus des opérateurs, devenu un peu plus baissier mardi après-midi après les dernières déclarations d’Angela Merkel. Cette dernière exclut toute solution rapide et facile pour sortirla Zoneeuro de la crise actuelle.

Puisque les investisseurs se couvrent (ou passent vendeurs pour les plus audacieux) avant un sommet européen dont il ne faut rien attendre, taillons-les en pièces avant le week-end. Récupérons ainsi quelques précieux points de volatilité sur les marchés dérivés en attendant de sortir de la fourchette 2 950 / 3 150.

 

Rien de tel qu’un décalage indiciel imprévisible et sans aucun rapport avec l’actualité du jour pour rappeler qui est le chef sur les marchés ! Les quatre plus gros courtiers de Wall Street contrôlent en fait directement ou indirectement 90% des échanges sur les dérivés action et ils sont totalement hégémoniques sur le marché des CDS. Ils en détiennent le monopole à eux quatre.

 

▪ Les marchés, victimes de coups spéculatifs très court terme


Rien de plus facile lorsque les volumes s’avèrent d’une extrême étroitesse que d’orchestrer des coups de boutoir spéculatifs de très court terme.

 

Il s’agit là de sortes d’opération commando à mener à bien en une ou deux heures avant de purger les carnets d’ordres.

 

Paris, avec ses 1,67% de hausse (contre +0,15% en pré-ouverture), illustre à merveille le genre de marchés auxquels nous sommes confrontés chaque fois que les carnets d’ordres se vident. Ils ne tardent pas à se remplir de pseudo-ordres d’achat ou de vente robotisés (flooding) qui prennent le contrepied des positions ouvertes sur les instruments à terme.

 

N’ayant qu’une faible conviction dans leurs stratégies vu l’incertitude ambiante, ceux qui les détiennent préfèrent les déboucler rapidement, de peur qu’un vrai mouvement directionnel ne s’enclenche au cours de la nuit prochaine.

 

c’est du poker… et du “poker tricheur” car une seule catégorie de joueurs dispose de la faculté de lire dans le jeu des adversaires et de les intimider en faisant mine de faire tapis à quelques minutes de la clôture.

 

Sur le CAC 40 par exemple, les échanges atteignaient péniblement 1,8 milliard d’euros à 17h30. Mais ils ont été soudain amplifiés par un volume de 500 millions d’euros qui a surgi de nulle part et comme par enchantement durant les cinq minutes du fixing de clôture.

 

Il suffit de procéder à quelques arbitrages entre fonds long short — l’un servant de contrepartie à l’autre — pour donner l’illusion d’un marché où les acheteurs étaient bien présents… alors qu’il n’y avait strictement personne.

 

▪ Les promesses d’achat de logements aux Etats-Unis dopent le CAC 40
"On a pu voir le CAC 40 progresser en moins de deux heures de 0,3% vers 1,7%. Tout s’est passé comme si vers 16h, l’annonce du rebond de 5,9% des promesses d’achat de logements neufs aux Etats-Unis (après une chute symétrique de 5,5% en avril) chassait d’un coup tous les nuages macro-économique sur l’ensemble de la planète.

 

Ce n’est évidemment pas le cas, surtout avec les signaux de ralentissement économiques en provenance d’Allemagne, où une amorce de déflation se dessine en cette fin de premier semestre : un véritable scénario à la japonaise.

 

Mais la Bankof Japan n’avait pas tardé à comprendre que la récession du début des années 90 risquait de tourner à la dépression économique si l’effondrement de la consommation n’était pas au plus vite compensée par des dépenses d’investissements gouvernementaux et des stimuli monétaires en faveur de l’industrie, du BTP, du secteur automobile, etc.

 

Vingt ans plus tard, le Japon se bat encore contre la déflation mais l’Allemagne redoute qu’un timide recours à la planche à billets ne déclenche un torrent d’inflation.

 

▪ L’Allemagne a la phobie de la planche à billets
C’est marqué en toutes lettres dans les manuels d’économie germaniques rédigés au début des années 1930, après le désastre hyper-inflationniste qui avait caractériséla République de Weimar.

Sauf que l’Allemagne avait été contrainte d’imprimer de l’argent pour faire face aux réparations exorbitantes de la guerre de 14. Aujourd’hui, l’Allemagne ne doit d’argent à personne et s’impose comme la première puissance créancière dela Zoneeuro.

 

Les temps ont changé, mais pas le point de vue allemand sur l’orthodoxie monétaire et l’inflation.
Pour en revenir à des préoccupations plus terre à terre, une fois passé le 18ème sommet européen dont personne n’attend plus rien, le marché va tourner son radar du côté des entreprises, avec la publication des premiers résultats trimestriels (attendus pour la fin de la semaine prochaine).

 

Profit Warning

Profit Warning PW - Suivre la crise

Profit Warning
un profit warning est le fait qu'une entreprise passe d'une année bénéficiaire à une année en perte, et en règle général les pertes sont importantes.

Comprendre pourquoi le nombre de profit warning vont accéler dans les entreprises dans le monde.

Un Profit Warning (en français « avertissement sur résultats ») est une déclaration réalisée par une société cotée pour informer les investisseurs d'un changement de situation concernant ses comptes, généralement une baisse de ses résultats nets effectifs par rapport à ses prévisions ou par rapport aux résultats effectifs de la même période de l'année précédente, ou même encore des pertes

Les profit warnings risquent de se multiplier ; ceux que nous avons déjà recensés (Danone, Procter & Gamble, Nokia, Infineon…) augurent mal des résultats des entreprises en cette fin de premier semestre 2012.

 

C’est bien de la chute persistante de la consommation dans l’Eurozone qu’il s’agit et non d’une contraction temporaire de l’activité dans le secteur de la construction pour cause d’élections présidentielles et législatives (chute de 19% des mises en chantier de logements en France sur mars/avril/mai).

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit

 

Exemple : VALLOUREC et le néolibéralisme

« Sur le CAC 40, le titre accuse le plus fort repli depuis ce début d'année, avec une chute de plus de 40% là où l'indice ne perd "que" 44% environ. Après une telle chute, difficile d'imaginer voir le titre baisser encore plus bas – c'est pourtant ce que pas mal d'investisseurs se sont déjà dits lors de l'ouverture en gap baissier sur les 35 euros (le titre clôturait à 42,87 euros). Y'a-t-il encore de forts risques ? Ou bien peut-on désormais jouer un rebond sur le titre ? » « VALLOUREC est, à la base, un titre assez réactif ; étant en ce moment proche de niveaux intéressants, il pourrait donc donner de belles opportunités dans les prochaines semaines. Mais d'abord, un peu de fondamental... »

 

Une sanction excessive pour un leader ?

VALLOUREC, leader dans les tubes sans soudure, essentiellement pour l'industrie parapétrolière, était plutôt appréciée du marché pour sa fiabilité dans les résultats, au point d'être un peu survalorisée ces dernières années. Le 11 mai 2012, la société annonce un profit warning et perd près de 20%, une sanction d'autant plus violente que le marché n'était pas habitué à de telles annonces sur le titre. Pour autant, la société fait toujours des bénéfices et cet avertissement sur les résultats faisait déjà suite à une forte chute du titre.

 

Avec un PER de 13 pour l'année 2012, le titre n'est pas encore "bon marché", notamment par rapport à d'autres valeurs du CAC ou du SBF.

 

Proche d'une zone de support significative à moyen terme

A court terme, un rebond peut être envisagé ; il a d'ailleurs déjà commencé ce jeudi, puisque le titre prend plus de 4% alors que le CAC 40 est plutôt orienté à la baisse jusqu'à la mi-séance. Regardez les éléments techniques qui plaident pour un rebond.

 

Prenons d'abord un peu de recul avant de "zoomer" sur une échelle plus réduite. Cela nous montre ainsi que la valeur est récemment revenue sur ses plus-bas de 2009, à 26 euros, avec un plus-bas marginal sous ce niveau au mois de juin ; à 25,82 euros.

 

Cette plus grande échelle nous permet aussi de voir que les indicateurs mathématiques sont survendus. En l'occurrence, en hebdomadaire, le RSI est proche d'une zone de support, ce qui nous indique que la configuration est baissière à moyen terme, mais qu'un rebond à court terme pourrait être envisagé.

On observe également que nous avons une forte zone de résistance au niveau des 40 euros, niveau des anciens plus-bas de 2011, qui apparaît comme très important pour le moyen terme.

Voyons maintenant les choses de plus près avec un graphique journalier :

 

Ce qui est frappant, c'est que la zone de résistance des 40 euros est également proche du haut du gap baissier de mai 2012 – ce que le graphique hebdomadaire ne nous permettait pas de voir. A court comme à moyen termes, la zone des 40 euros est donc une zone de résistance clé, et elle devrait être difficile à dépasser dans les prochains mois. Tant que ce ne sera pas le cas, on envisagera des rebonds mais uniquement à court terme et pour les plus audacieux. Remarquez, au cours actuel de 30 euros environ, cela vous fait un beau rebond de 33% à jouer).

 

On profitera donc des replis à court termepour se positionner à l'achat et viser un rebond en direction des 33 euros, le plus-bas du fameux 11 mai 2012, niveau de résistance qui apparaît comme un minimum pour un rebond du titre dans les prochains mois.

A plus long terme, vous pouvez visez les 40 euros si le premier objectif des 33 euros est dépassé !

 

La situation actuelle serait donc une anomalie de l'Histoire survenue en 1973. Est-ce vrai ? Pour le savoir, faisons un peu d'Histoire. Cf. Loi 1973 et gardes fous

 

 

Un peu d'Histoire pour comprendre comment nous en sommes arrivés là

Le paiement d'un intérêt sur une somme prêtée n'est pas une notion pérenne. Selon les cultures l'intérêt a été autorisé ou interdit.

 

Dans l'antiquité grecque puis romaine, faire payer un intérêt était autorisé. Puis la pratique fut interdite par le concile de Nicée I réuni à l'initiative de l'empereur romain Constantin Ier en 324.

 

Le concile de Tours en mai 1163 a interdit une forme masquée de prêt  à .

 

Depuis 1804, le Code civil mentionne explicitement le recours à l'intérêt dans son article 1905 (inséré par la loi du 9 mars 1804 promulguée le 19 mars 1804) : "Il est permis de stipuler des intérêts pour simple prêt soit d'argent, soit de denrées, ou autres choses mobilières". Article 1382 et 1383 du code civil - CASES-LU, LA FORMATION DU CONTRAT DEPUIS LE CODE CIVIL DE 1804 ...

 

Jusqu'à la Révolution française, l'Etat s'endettait auprès de groupes sociaux privilégiés. C'était très souvent une dette personnelle au nom du suzerain. Lorsque celui-ci n'était plus en mesure d'honorer ses engagements, les prêteurs étaient alors soupçonnés des pires vilénies et la dette totalement ou en partie effacée. Et hop !

 

A partir dela Révolutionfrançaise se met progressivement en place un système de financement de la dette publique à partir de l'épargne privée (rente). De 1815 à 1914, les besoins en financement de l'Etat seront assurés par les marchés financiers. Ainsi, pendant la guerre de 1870 contrela Prusse,la Banquede France refuse de jouer avec la planche à billets pour aider au financement de l'effort de guerre.

 

En 1915 tout se dérègle. Les mécanismes d'appels au marché ne suffisent plus au financement de l'effort de guerre colossal. Chez tous les belligérants, la course à l'armement est épaulée par une course à la monétisation. Contrairement à 1870,la Banque de France monétise systématiquement la dette de l'Etat. C'est-à-dire qu'elle accepte des obligations du Trésor directement en échange de liquidités qu'elle émet sous la forme de papier monnaie car la convertibilité en or a été suspendue dès 1914.

 

De la société industrielle à la société de consommation

Les grandes phases économiques depuis 1945

Chronologie des temps forts de l’économie mondiale dans la 2nde moitié du XXe siècle

 

 

1944 : Création du F.M.I. (fonds monétaire international), dela BIRD par les accords de Bretton Woods.

1947 : Plan Marshall et premiers accords du GATT.

1948 : Création de l’OECE (Organisation européenne de coopération européenne).

1951 : CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier).

1957 : Création dela CEE (Communauté économique européenne) par le Traité de Rome.

1969 : Accords terminaux du Kennedy Round lancé en 1963 dans le cadre du GATT : baisse de 35 % des droits

de douane.

1971 : Fin de la convertibilité du dollar en or / Déficit de la balance commerciale des Etats-Unis.

1973 : Dévaluation de 10 % du dollar / 1er choc pétrolier.

1974 : Stagflation.

1976 : Flottement des monnaies les unes par rapport aux autres (Conférence dela Jamaïque).

1979 : Création du S.M.E. (système monétaire européen) / 2nd choc pétrolier / Margaret Thatcher, 1er ministre au Royaume-Uni.

1985 : 9 % de chômeurs en moyenne dans les PDEM (pays développés d’économie de marché).

1986 : Contre-choc pétrolier.

1987 : Krach boursier.

1990 : 1re guerre du Golfe ; incertitudes économiques.

1992 : Crise du SME.

1993 : Marché unique européen réalisé.

1994 : ALENA (accord de libre-échange de l’Amérique du Nord = Mexique + USA + Canada).

1995 : L’OMC remplace le GATT (1er janvier).

1997 : Crise monétaire en Asie.

1999 : Création de l’Euro.

2002 : L’euro entre dans les porte-monnaie.


Le recours à la monétisation de la dette publique sera quasi-permanent jusqu'à la mise en place de la loi de 1973.

 

En 1945, à la sortie dela Seconde Guerre mondiale,la France sombre dans le collectivisme à outrance.

Les réminiscences des années 1930, attribuant l'origine de la crise des années 1930 à la seule spéculation, poussent le gouvernement à nationaliser l'essentiel du secteur industriel et quasiment tout le secteur financier (banques et assurances). Pour vous donner un ordre d'idée de l'ampleur du phénomène : la capitalisation de la Bourse de Paris est divisée par deux ! Désormais à lui seul l'Etat finance ainsi 41% de l'investissement des entreprises en 1949. A partir de cette époque se met en place une économie d'endettement.La Banque de France est mise sous la dépendance totale et étroite du gouvernement. Les déficits importants, systématiquement monétisés, alimentent une forte détério ration du pouvoir d'achat de la monnaie. L'autarcie financière dela France est totale avec un contrôle des changes en place depuis quasiment1915. A partir du début des années 1950, les politiques budgétaires s'attaquent aux déficits qui finissent par disparaître, grâce à l'inflation, à la fin de la décennie.

 

Il faudra attendre 1963 pour voir la création d'un marché monétaire des bons du Trésor négociables détenus par les banques, 1973 pour que la loi interdise à l'Etat d'utiliser la planche à billets pour financer ses déficits (article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973), 1984 pour que soit levé l'encadrement du crédit (Banques: votre santé nous intéresse – sénat.fr, 1. La libéralisation financière au secours de la croissance économique ( format PDF)), 1989 pour que les dernières mesures de contrôle des changes soient levées.

 

Vous le constatez vous-même : l'histoire du financement de la dette publique de la France directement par la banque de France était héritée de la période d'après-guerre. Cette situation a ouvert la voie à la facilité budgétaire pour les gouvernements et, comme dans l'après-guerre, à un effondrement du pouvoir d'achat de la monnaie.

 

Prétendre quela Franceaurait eu comme mode de fonctionnement normal, pour le financement de sa dette, de faire tourner la planche à billets dela Banquede France est d'une part une erreur historique et d'autre part une énormité économique.

 

Jusqu'en 1914 la France finançait sa dette en faisant appel aux marchés. Ce marché apporte l'épargne disponible (les banques ne font que stocker cette épargne) vers les acteurs économiques (entreprises, particuliers, Etat) en recherche de crédit. Mory Doré vous avait il y a un an expliqué à quoi servaient une banque et vos dépôts.

 

Si l'Etat fait appel à sa banque centrale pour se financer, de facto, il met en circulation plus de monnaie, créée par la banque centrale, qu'il y en avait à l'instant précédent. Ce faisant l'Etat, et surtout son endettement, participe ainsi à l'accroissement de la monnaie en circulation donc, à terme, à la perte de pouvoir d'achat de la monnaie.

 



03/07/2012
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